L'alimentation et la maladie
de Parkinson
C’est fait! Le groupe d’entraide
Défi Parkinson a repris ses activités le 12 septembre
dernier avec une conférence sur l’alimentation
et le Parkinson présentée par Madame Claire Bérubé,
diététiste de formation et parkinsonienne depuis
7 ans.
Si nous sommes de plus en plus sensibilisés
à l’importance d’une saine alimentation,
tous n’ont pas le même niveau de connaissances.
Cette rencontre était une occasion d’échanger
tant au niveau théorique que pratique.
Aliments et médication
Nous avons vu que certains aliments influent
sur notre médication. Les aliments riches en fer diminuent
l’effet de la levodopa (Sinemet, Prolopa). Une alimentation
riche en protéines peut avoir le même effet. Il
est donc préférable de consommer ces aliments
en fin de journée, parce que nos activités étant
réduites, on risque moins d’être affecté
par cette baisse d’efficacité.
Le calcium est essentiel et son absorption
est augmentée par la vitamine D. C’est d’ailleurs
pour cette raison qu’elle est ajoutée au lait.
Si vous avez de la difficulté avec les produits laitiers,
le saumon rose en conserve avec les arêtes est une excellente
alternative.
La constipation, causée par le Parkinson
et accentuée par la médication peut être
diminuée par la consommation d’eau et d’aliments
riches en fibres, ainsi que par la pratique régulière
d’exercices physiques aussi simples qu’une petite
marche quotidienne.
Aliments-remèdes
La nature nous donne ce que j’appelle
les aliments-remèdes. Il y a les antioxydants :
légumes verts (chou frisé, épinards crus,
brocoli, chou de Bruxelles…). Les fruits (pruneaux, fraises,
prunes, bleuets, canneberges…). Le vin rouge, en particulier
le Pinot Noir et le cacao n’en sont que quelques uns.
Ah oui, le licopène, vous connaissez? C’est le
pigment rouge qui est présent dans la tomate, le melon
d'eau et le pamplemousse rose. C’est un petit nouveau
pour moi en tout cas.
Pour leur part, les poissons gras (saumon
et truite), l’huile de lin, l’huile de noix contiennent
des omega-3. L’ail, le poireau et l’oignon sont
des anti-inflammatoires naturels.
Mon compte-rendu ressemble à une chronique
diététique et c’est l’habit que j’ai
voulu lui donner, surtout pour les personnes qui ne pouvaient
être sur place lors de cette rencontre.
