Ah l’amour!
"Émouvant,
inspirant, sympathique et libérateur".
Que dire de plus de ce défi Parkinson de la St-Valentin
alors que nos oreilles ont pu se laisser charmer par des mots
d’amour transmis par quelques-uns de nos participants.
Merci à tous ceux qui ont partagé
ces messages avec un tact remarquable, malgré les émotions
que ceux-ci faisaient jaillir.
De ces partages, retenons ceci : la société
associe généralement sexualité, amour et
jeunesse mais en réalité, la vitalité,
la sensualité et le besoin d’aimer et d’être
aimé n’ont pas d’âge.
Pour vous permettre de vivre ou revivre
ces beaux moments de tendresse, lisez le témoignage de
Charles Larochelle
pour sa douce Denise.
Aimer
une personne qui souffre de Parkinson
Lorsque
j'ai connu Denise, la première confidence qui me fut
faite fut à l'effet qu'elle souffrait de la maladie de
Parkinson. C'était pour elle une question d'honnêteté
envers moi. Probablement qu'elle pensait m'éloigner en
me mettant au fait de sa différence et aussi éviter
bien des peines.
La suite
s'est avérée bien différente. À
mes yeux, la personne prime sur le problème de santé.
Ce que Denise représentait, et représente toujours,
va bien au-delà des tremblements ou de divers signes
rattachés à la maladie de Parkinson. Elle est
femme dans toute sa splendeur avec un cortège de qualités
qui la mettent si bien en valeur. La vie est agréable
avec elle et l'amour jaillit de son cœur. C'est toujours
avec joie que je lui révèle mes sentiments.
Aimer
est donc possible et la maladie de Parkinson ne représente
pas un obstacle en soi. En amour, il faut d'abord s'accepter
soi-même tel qu’on est pour être aimé
d’autrui. Connaître une personne qui veut aimer
sincèrement est une chose possible. Les gens avec un
cœur aimant qui acceptent la différence créée
par le Parkinson pullulent aussi.
Également,
il est bon de partager des valeurs et des activités communes
avec l'être aimé. Il est important de se rejoindre
dans une communion de pensée et surtout ne pas prendre
la maladie comme une excuse à l'inaction. Nous avons
tous le droit d'aimer car sur le chemin de la vie il y a quelqu'un
pour nous qui nous attend, prêt à vibrer aux sentiments.
L'ouverture à l'amour est beaucoup plus, à mon
avis, une disposition du cœur qu'un bilan de santé.
Madame
Évelyne Poulin

Dernière modification :
2006-05-21