Le sommeil dans la maladie de Parkinson
Nous passons un tiers de notre vie à
dormir. La qualité du sommeil varie selon l’âge,
les habitudes de vie, la maladie, les médicaments. Pour
la rencontre du 11 octobre, monsieur Jean-François Gagnon,
neuropsychologue, nous a renseigné sur les troubles du
sommeil.
Il y a entre 60 et 98% des patients atteints
de la maladie de Parkinson qui se plaignent de troubles du sommeil.
En vieillissant, le sommeil devient plus court et plus léger;
on éprouve de la difficulté à s’endormir,
on se réveille plus fréquemment pendant la nuit
et plus tôt le matin.
Les symptômes moteurs: tremblement,
rigidité, douleur et ralentissement, et les troubles
de l’humeur; inquiétude (anxiété),
tristesse excessive (dépression) liés au Parkinson,
mimer ses rêves, parler, crier, bouger affectent le sommeil.
La médication dopaminergique qui améliore les
troubles moteurs peut causer un sommeil plus léger, des
cauchemars, et de la somnolence diurne. Les antidépresseurs
augmentent l’activité musculaire en sommeil paradoxal.
D’autres médicaments qui traitent l’hypertension,
le diabète, les problèmes cardiaques perturbent
aussi le sommeil.
Parlez-en à votre médecin et
faites évaluer votre sommeil dans un laboratoire spécialisé.
On peut améliorer la qualité du sommeil en modifiant
les éléments perturbateurs. Revoir sa médication
et trouver un compromis entre le soulagement des troubles moteurs
et le sommeil. Votre médecin pourra l’ajuster et/ou
la distribuer différemment pendant la journée.
Quelques petits
trucs
Les applications
chaud/froid,
massage, exercices de souplesse, bains relaxants, analgésiques
adaptés après consultation médicale soulagent
la douleur.
Bien connaître
et comprendre dépression et maladie de Parkinson.
Les groupes de soutien et les activités sociales aident
à combattre l’isolement, l’ennui et le découragement.
Modifier ses habitudes
de vie peut
aider à améliorer la qualité du sommeil: